Agriculture, élevage

La Région d’Ali-Sabieh présente plusieurs potentialités lui permettant de lutter contre la pauvreté de ses populations et de créer des conditions favorables à un développement social et économique durable. Par son climat relativement favorable, sa position géographique près des frontières somalienne et éthiopienne, la présence du chemin de fer et la proportion relative de ses terres arables, la région d’Ali-Sabieh offre de nombreuses potentialités économiques.
Ces potentialités concernent en particulier les aspects suivants :

Capital naturel

fleche Un potentiel hydraulique relativement important surtout dans les zones contiguës aux lits d’oueds et favorisant le développement des jardins.
fleche Des conditions relativement favorables pour l’élevage de petits ruminants.
fleche Un potentiel relativement important, quoique mal estimé, de terres cultivables pouvant permettre un développement considérable des cultures maraîchères, fruitières et fourragères.
Capital économique
fleche La vitalité d’associations de femmes ayant acquis une certaine expérience dans la pratique d’activités génératrices de revenus.
fleche Les possibilités industrielles de la région (pour la création d’emplois et d’infrastructures).
fleche Les potentialités économiques liées au nombre relativement important de voyageurs traversant la région (frontières de l’Ethiopie et de la Somalie) et nécessitant des services de toute nature.
Capital social
fleche La présence de quelques associations (femmes et jeunes) de la société civile, capable d’entreprendre des activités répondant aux besoins locaux.

Capital financier

fleche Les enseignements tirés de quelques petites expériences en matière de micro-crédit (surtout avec des associations de femmes)
Capital humain
fleche Le savoir-faire local (surtout des femmes) dans la mise en valeur agricole.
-Le savoir-faire traditionnel des populations de la région, surtout en matière d’élevage, malgré les limites de l’environnement.
fleche Un emplacement privilégié sur le chemin de fer reliant Djibouti et l’Ethiopie pouvant favoriser un esprit d’entreprenariat.
fleche La présence d’associations de la vie civile qui jouent et pourraient jouer un rôle non négligeable dans les domaines social, éducatif, environnemental, culturel et sportif.

Agriculture et élevage
En 2003, le Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Mer, chargé des Ressources hydrauliques (MAEM-RH) a fait l’objet d’une réorganisation interne, qui a conduit, entre autres choses, à la mise en place d’une Sous-direction régionale au niveau de chacune des régions du pays.
La présence d’un Sous-direction à Ali-Sabieh est le fruit de cette disposition, en vue d’assurer la mise en œuvre et le suivi de toutes les actions du ministère dans la région, en matière particulièrement d’agriculture, élevage et gestion des points d’eau.
Un sous-directeur régional utilise les services d’un personnel de six agents, dont un agent pour les questions d’eau et un chef de secteur dans le domaine de l’agriculture. C’est la Préfecture qui met à disposition de locaux à la sous-direction (logement et bureau) et assume les frais d’électricité et d’eau. La Direction de l’Eau a équipé la sous-direction d’un véhicule et d’une dotation en carburant pour la gestion de stations de forage.
La gestion des points d’eau située en zone rurale (forage) reste la prérogative du MAEM-RH et de la Préfecture. Sur un total d’une vingtaine de forages, on estime à une dizaine le nombre de forages qui sont actuellement en fonction.

Les principales activités de la sous-direction sont les suivantes :
fleche Vulgarisation des nouvelles techniques d’agro-élevage dans les deux périmètres pilotes ‘agro-pastoraux’ régionaux à Ar-Oussa et Iljano
fleche Appui aux agriculteurs par le biais de formation sur les nouvelles techniques de cultures, assolement, gestion d’eau d’irrigation et lutte contre les maladies (champignon, rongeurs),
fleche Programme de vulgarisation en faveur des éleveurs des nouvelles méthodes d’élevages alternant l’extensive et le semi-intensive,
fleche Coordination des programmes entrepris dans la Région par le MAEM-RH (par exemple, suivi des travaux de réhabilitation des ouvrages de surfaces de 6 forages et crée des comités de gestion d’eau sur ces six sites en collaboration avec l’UNICEF, dans le cadre du projet de lutte contre la sécheresse et de projet hydraulique rural (2007-2009).
On recense 4 périmètres maraîchers privés autour de la ville d’Ali-Sabieh (les productions sont écoulées uniquement sur le marché de la ville d’Ali-Sabieh). Il y a trois forages dans la sous-préfecture de Hol-hol, à savoir à Hindi (avec énergie solaire), Doureh et Bihidlé (celui-ci avec un système d’énergie solaire. Qui sera prochainement financé par l’UNICEF).

A Ali-Addé, l’agriculture constitue une activité économique principalement exercée par les femmes. Il existe une association informelle des femmes productrices (15 membres), qui ont aménagé un petit périmètre agricole, pour la culture de fruits et légumes.
Le nombre d’abonnés est en augmentation pour la ville d’Ali-Sabieh. En 2009 (deuxième semestre) environ 1.800 ménages disposeraient d’un branchement à l’EDD. Contrairement à l’ONEAD, la section de l’EDD d’Ali-Sabieh dispose d’une autonomie en matière de saisie et édition des factures (mais la totalité des fonds collectés est transférée vers le siège).

Enfin, à Hol-hol, le projet PDRI (projet de développement rural intégré) géré par l’ADDS a procédé à la mise en place d’un système d’électrification solaire. Actuellement, les bénéficiaires sont 30 ménages (avec un abonnement de 680 Fdj par mois, pour trois lampes), 19 boutiques et deux restaurants (5.000 Fdj par mois, avec 4 lampes, un réfrigérateur et un ventilateur).

Principaux contraintes :

Agriculture :

fleche La non-exploitation de terres arables (même dans certaines zones potentiellement favorables).
fleche Le manque d’eau et/ou sa mauvaise gestion, le tarissement de nombreux points d’eau ou le coût de fonctionnement (carburant) de forages ne permettant pas une pratique d’activités agricoles productives d’une manière durable.
Elevage :
fleche La récurrence de la sécheresse et ses effets néfastes sur le cheptel (amaigrissement des bêtes, perte de leur valeur commerciale, décimation).
fleche La dégradation constante du potentiel fourrager dans la région.
fleche La virulence des infections affectant le cheptel.
fleche La faiblesse de mesures sanitaires, prophylactiques et d’équipement empêchant le développement du secteur de l‘élevage.