Politique d’aide

La santé

Ali-Sabieh est l’une des cinq Régions Sanitaires mises en place par le Ministère de la Santé dans le cadre de ses activités. Une Région Sanitaire a pour vocation de veiller au bon fonctionnement des services de santé fournis aux populations. La Région sanitaire d’Ali-Sabieh dispose d’une dotation financière de 530 000 Fdj (en 2008).
Pour assurer son mandat, la Région sanitaire dispose d’un effectif de plus de 70 personnes (au niveau à la fois médical et paramédical). Parmi ces agents, on compte en particulier :

fleche Au niveau du Centre Médical Hospitalier (CMH) : 2 médecins généralistes et 1 spécialiste en stomatologie (pour les maladies de la bouche et des dents),
fleche Environ 10 infirmiers et 10 aide-infirmiers,
fleche Environ 20 sages-femmes, aides-soignantes, agents communautaires
fleche Un nombre indéterminé d’agents travaillant dans l’entretien et la surveillance.

En matière d’infrastructures, la Région dispose de :
fleche Un Centre Médical Hospitalier (CMH) dans le chef-lieu, permettant la prise en charge complète des soins des patients. Plusieurs bâtiments abritent les urgences, le service de médecine (disposant de 40 lits), le centre antituberculeux (disposant de 10 lits), le bloc opératoire, le service de pédiatrie, la maternité et le bâtiment d’hygiène. Le CMH dispose aussi d’une ambulance pour des transferts de malades vers la capitale. La présence de service SMUR facilite les interventions d’urgence (accidents) survenant tout particulièrement le long de la route RN 1. Une équipe mobile dispose d’un véhicule pour intervenir dans les zones reculées ne disposant pas d’infrastructures sanitaires. Enfin, un service SMUR permet de faire des interventions d’urgence. Le CMH assure environ 15.000 consultations annuelles. A noter que le Ministère de la Santé prévoit prochainement la construction d’un nouvel CMH.
fleche 5 Postes de Santé (Dasbiyo, Hol-Hol, Goubetto, Ali-Addé et Assamo) pour des consultations de santé primaire. Avant la fin de l’année 2009, il est prévu l’inauguration d’un poste de santé à Guistir. Il est également prévenu la construction d’un septième poste sanitaire soit à Hindi soit à Kabah-kabah. Chacun de ces postes dispose d’un bloc de maternité, une pharmacie communautaire et un four crématoire (pour les déchets). Ces postes de santé enregistrent collectivement environ 15.000 consultations par an. A Ali-Addé, par exemple, le poste de santé dispose des services d’un infirmier et de deux matrones. Dans le poste de santé du village d’Assamo, il y a 7 agents de santé.

Principaux contraintes :

fleche L’absence de campagnes de sensibilisation de la population sur les questions d’hygiène, de l’eau (utilisation appropriés des bornes fontaines), d’assainissement et de santé publique – ceci étant la cause de nombreuses maladies hydriques liées à la consommation d’eau contaminée.
fleche Les effets sociaux et économiques de nombreuses maladies affectant les ménages, surtout de maladies liées au manque d’hygiène (maladies gastriques et maladies hydriques) et à la pollution de l’environnement.
fleche Les conséquences physiques, psychologiques et sexuelles néfastes sur les jeunes filles de la pratique traditionnelle – pourtant illégale – des mutilations génitales féminines (voir Encadré 5).

Promotion de la femme

Face aux nombreux problèmes des zones rurales, le Ministère de la Promotion de la Femme (MPF) dispose de cinq antennes dans chacune des régions. Afin de promouvoir la place de la femme dans la société djiboutienne et tout particulièrement dans la région d’Ali-Sabieh, le ministère en collaboration avec le Conseil Régional d’Ali-Sabieh a inauguré un point focal ‘Genre’ (depuis 2008, grâce à l’appui d’un programme financé par l’UNICEF). Par la suite, ce ‘point focal’ a assuré le rôle d’une véritable direction déconcentrée du Ministère de la Promotion de la Femme (MPF).

L’antenne d’Ali-Sabieh a le mandat de mettre en œuvre au niveau local l’ensemble des actions et programmes du MPF, assurer la supervision et le suivi de tous les projets du ministère, et collecter les informations concernant les besoins spécifiques des femmes, comme aussi renforcer la visibilité, la pertinence et le rapprochement du MPF à la population.
L’antenne MPF dispose d’un responsable, agissant comme ‘point focal’, et disposant d’un véhicule et d’un chauffeur, ainsi que de matériel informatique. Le bâtiment de la Collectivités régionale abrite le bureau de l’antenne (en prenant également en charge les frais d’électricité et de l’eau).
Parmi les principales initiatives de l’antenne d’Ali-Sabieh on compte :

fleche Un projet d’alphabétisation en arabe à l’intention des femmes (sous financement de la
Banque Islamique de Développement (BID),
fleche Un programme sur les droits humains visant à renforcer la société civile par le biais d’une éducation non formelle sur les droits humains, la démocratie et la solution des conflits (Programme gérée par l’Ong Tostan),
fleche Le ‘Projet Leadership’ visant à favoriser le rôle des femmes dans la sphère politique, sociale et économique,

La politique du gouvernement en matière de mutilations génitales féminines

 Le Gouvernement djiboutien a adopté depuis 1985 une loi interdisant la pratique des mutilations génitales féminines (MGF), mais son application est rendue difficile en raison des contraintes culturelles.

L’Union Nationale des Femmes Djiboutiennes (UNFD) n’a pas ménagé ses efforts pour mener des campagnes de sensibilisation à travers différents ateliers et séminaires.

Le Ministère pour la Promotion de la Femme s’efforce, depuis sa création en mai 1999, de faire respecter les législations nationales de lutte contre les mutilations génitales féminines, d’encourager une plus grande participation des femmes aux enjeux nationaux, et de favoriser le développement des ONG féminines.

fleche Le Projet d’appui aux ‘orphelins et autres enfants vulnérables’ (OEV): il s’agit d’uneinitiative issue des recommandations formulées en 2005 en matière d’OEV, mais qui n’a pas encore un financement, dont l’objectif principal est de créer un environnement favorable à la croissance des OEV,

fleche Programme de la petite enfance : il s’agit d’une initiative visant à la création des «garderiescommunautaires» en dehors du chef lieu. On prévoit l’ouverture d’une classe préscolaire à Hol-Hol (ce programme opéré grâce au partenariat du Ministère de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur/MENESUP et de l’UNICEF),

fleche Projet de réinsertion de la femme en milieu rural. Ce programme a permit par le biais departenariat d’une ONG indienne, de former par un voyage d’étude en Inde trois femmes dans la maintenance et l’entretien des équipements d’énergie solaire,

fleche Projet de réalisation des puits cimentés en milieu rural est une initiative permettant auxfemmes vulnérables de lutter contre la soif et de se reconvertir dans l’agriculture. Au cours de l’année, 4 puits cimentés ont été réhabilités dans les localités d’Assamo, Ali-Addé, Guistir et Kabah-kabah.

Eau et Electricité

L’Office National des Eaux et de l’Assainissement de Djibouti (ONEAD) dispose à Ali-Sabieh d’une équipe d’une dizaine d’agents supervisés par un chef de secteur. Il dispose de deux véhicules.

L’autonomie de la section est relative, elle se limite à l’entretien et la réparation des adductions, l’édition des factures (les factures sont saisies au siège) et l’encaissement des factures (la somme collecté est transférée à Djibouti-ville).

Environ 300 ménages disposent d’une adduction en eau potable (par abonnement) Avec la multiplication des fontaines publiques, cependant, le nombre de ménages préférant utiliser ces fontaines s’accroît (une somme forfaitaire est prélevée de chaque foyer).

Le chef-lieu est alimenté depuis le nouveau forage situé à Iljano tout près du site où est implantée l’usine de production d’eau minérale « Iljano ». L’exploitation de ces forages a permis au chef lieu de sortir de très longues années de pénurie d’eau. En matière d’ouvrages de stockage, il y a dans le chef-lieu 3 réservoirs (à savoir un réservoir au Sud d’une capacité de 500 m3 et deux au Nord, d’une capacité de 250 m3 chacun). Le réseau de distribution est constitué de canalisation en PVC vétuste datant du début des années 1990. Ceux ne disposant pas de raccordement au réseau de l’ONEAD, l’Etat, avec le partenariat de l’ONEAD, a mis en place des bornes fontaines. On estime à 28 le nombre de borne fontaines reparties dans la ville.

Le centre d’Ali-Addé dispose d’un certain nombre des puits et d’un forage fonctionnant au carburant – le manque de carburant constituant souvent un handicap majeur pour ses utilisateurs.

Le village d’Assamo dispose des 7 puits, dont 5 sont taris (ce qui crée un pénurie d’eau en été, notamment face à l’augmentation de la population avec l’arrivée constante des réfugiés).

Le chef-lieu est alimenté en électricité à partir de la centrale implantée à Dikhil. Cependant, la ville d’Ali-Sabieh dispose d’une unité de secours de puissance de 800 kW La gestion est sous la responsabilité d’un chef de secteur SUD installé dans la Région de Dikhil.

La branche de l’Electricité de Djibouti (EDF) d’Ali-Sabieh dispose des services de 16 agents, dotés de deux véhicules. L’antenne dispose d’une certaine autonomie par rapport à la saisie et à l’édition des factures d’électricité, même si les fonds perçus sont aussitôt remis au siège de Djibouti.

Communication

Dans les domaines de la messagerie postale et des télécommunications, la couverture de la Région reste limitée.

La messagerie postale est assurée par ‘La Poste de Djibouti’ (entité publique autonome), qui prend aussi en charge, par le biais de son seul agent, le transfert d’argent (mandat cash, Western-Union), le payement de retraite nationale et la vente des produits commerciaux (carte téléphonique, achat de carte pour le téléphone portable, boites postales, etc.).

Le volet ‘communication téléphonique et internet’ est assuré par la société ‘Djib-Telecom’, qui couvre également la Région de Dikhil. Le nombre d’abonnés au téléphone fixe se chiffre à 530 dont le 2/3 est constitué par des entités dites ‘cabine téléphonique ou taxiphone’. Le nombre d’abonnés à l’internet à haut débit s’élève à seulement 25. Le fonctionnement de la section Sud de Djibouti-Télecom est assuré par un responsable assisté de 6 agents et d’une dizaine de gardienschargés de la surveillance des sites. La section Sud dispose d’une seule voiture pour les deux régions.