Le président du conseil régional

president conseil regional ali-sabieh

                          Monsieur Omar Ahmed Waiss

La Région d’Ali-Sabieh, établie en 2003, dispose depuis 2006 d’un Conseil régional constitué de 20 conseillers, élus démocratiquement en janvier 2006 (pour un mandat de 5 ans), et issus des différentes zones (en raison d’un conseiller pour mille électeurs inscrits).

Le Conseil constitue, selon la loi Djiboutienne, un espace d’initiative, un niveau de programmation, de réalisation des actions de développement et d’organisation de la gestion et de fourniture de services publics essentiels qui fondent le développement.

La collectivité dispose aussi d’un bureau exécutif (composé d’un Président et d’un Vice Président) et d’un Secrétariat exécutif (composé d’un Secrétaire Exécutif, du premier secrétaire et du deuxième secrétaire).L’Exécutif présidé par le Secrétaire Exécutif -assisté de deux adjoints- est chargé d’une part de la gestion courante tels que les actes civils, et tout récemment la voirie et d’autre part de la mise en œuvre des actions adoptées par l’Assemblée Régionale.

Le Conseil Régional d’Ali-Sabieh gère également les actes civils des sous-préfectures. Le fonctionnement est cependant handicapé par le manque de moyen de communication entre le Conseil Régional et les antennes mis en place dans les localités.

La région dispose d’un bâtiment neuf, équipé en matériels informatiques et bureautiques.7 Elle dispose aussi de deux véhicules de fonction.8

president du conseil omar ahmedLa collectivité vient de se doter d’un ‘Comité de Coordination du Développement Régional’ (CCDR), en charge de superviser et coordonner l’ensemble des initiatives de développement local. Ce CCDR est censé aider la mise en place de ‘Comités locaux de Développement’ (CLD) au niveau des deux sous-préfectures, pour constituer de véritables espaces de dialogue et de concertation entre tous les acteurs locaux en matière de développement local. Le budget annuel de la Région est estimé à environ 18 millions FDj, totalement consacrés au fonctionnement. Mais cette dotation est encore gérée directement par le Ministère des Finances par le biais du service du Trésor national. Cette dotation sert, entre autres, au payement des salaires du président et du vice-président de la Région, comme aussi, ainsi que celle du secrétaire exécutif, des deux adjoints de l’Exécutif, d’un chauffeur et de cinq agents (chargés de la surveillance, des espaces verts et de locaux). Elle sert aussi à octroyer des indemnisations aux conseilleurs régionaux pour leur participation aux cinq réunions annuelles mandataires de l’assemblée. A ce jour, la Collectivité ne dispose pas d’un budget d’investissement.
Afin de bien mener les travaux, l’assemblée régionale d’Ali-Sabieh a mis en place cinq commissions de travail, à savoir : (i) l’agriculture, du développement rural et de lutte contre la soif; (ii) santé, hygiène et de l’environnement; (iii) promotion de la femme, artisanat, tourisme et de lutte contre la pauvreté; (iv) production, des échanges et du développement de l’économie sociale; et (v) éducation, jeunesse, sport, culture, communication et presse.
- Profil des localités
Le chef-lieu de la région est la ville d’Ali-Sabieh, lieu de la préfecture et de toutes les agences et institutions régionales. Sa population peut être estimée à environ 14.000 habitants. La ville compte une quinzaine de quartiers, dont les principaux sont : Iljano, Cité, Barwako, Chantier, Feyra’ad, Galelo, Château d’eau, Cheik Moussa et quartier Ali. Le type d’habitat est essentiellement en dur – on trouve cependant un habitat traditionnel surtout à la périphérie méridionale de la ville, voire même des logements en taule et planches de récupération.
La localité d’Ali-Addé, chef-lieu de la sous-préfecture, compte une population estimée à un peu plus de 3.500 personnes. A cela s’ajoute un nombre relativement important de réfugiés des pays limitrophes (estimés à plus de 9.000 personnes) vivant dans un grand camp (grâce à l’assistance de l’UNHCR et du PAM) et créant des problèmes de nature sociale (violence, insécurité) et environnementale (collecte de bois) considérables. Le village frontalier de Guistir (environ 400 habitants) se trouve dans une zone frontalière à la fois avec l’Ethiopie et la Somalie. Le village d’Assamo, situé du coté de la frontière Nord avec l’Ethiopie, a une population estimée à environ 1.000 personnes (ce village abrite un camp de réfugiés (essentiellement des somaliens).